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Bruce Springsteen au Stade de Suisse à Berne

Vous recherchez une critique ou des images du concert de Bruce Springsteen et de son E-Street Band donné ce mercredi 30 juin 2009 au Stade de Suisse à Berne ?

A l'exception d'un compte-rendu dans le 20 minutes et dans Le Matin, difficile de lire quoi que ce soit de probant dans un journal romand.
Notez bien qu'on ne saurait trop leur en vouloir: il ne s'agissait ni des Rolling Stones ni de Tina Turner, le concert n'avait pas pour cadre l'ancien aérodrome militaire de Dübendorf - il n'y avait donc pas grand chose à dire sur la mise en place d'une scène pharaonique - et aucune Conseillère ou Conseiller fédéral en tenue «d'jeuns» n'y était attendu.
A leur décharge, reconnaissons également que ces temps-ci il a déjà tant à spéculer sur les funérailles, l'héritage ainsi que la garde des enfants de Michael Jackson et à écrire sur les tonnes de matériel que Johnny Hallyday amène au Stade de Genève La Praille pour son concert de ce samedi 4 juillet, qu'il serait crasse de leur en vouloir de ne pas parler de musique.

Partant, ce 1er juillet 2009, il nous faut donc fourbir notre allemand, et se plonger dans la BernerZeitung BZ et Der Bund pour lire le compte rendu de journalistes venus vivre avec quelque 40'000 fans le concert du «Boss» et de son E-Street Band hier soir à Berne.

«Eindringlich, intim, explosiv», titre Maria Künzli dans la BernerZeitunng BZ. «Pénétrant, intime, explosif»? A tous points de vue ...cela même si de façon générale la qualité du son n'était pas au rendez-vous du concert. Certes, le public fut pénétré, mais Bruce Springsteen tout autant. Le garçonnet du premier rang qui, appuyé contre la scène, chantait à tue-tête «Hungry Heart» n'oubliera certainement pas de si tôt le «Boss» venu s'agenouiller devant lui pour lui tendre le micro ...et lui remettre l'une de ses harmonicas un moment plus tard. 

De l'intimité et de l'explosivité, bien sûr. Mais du plaisir, aussi. Celui qui se dégageait de Bruce Springsteen et des membres du E-Street Band à jouer devant un public du Stade de Suisse immédiatement mis dans leur poche dès leur entrée en scène derrière un accordéon qui jouait «Wenni nume wüsst, wos Vogulisi wär».
De la générosité, surtout. Deux heures quarante de concert rythmées par un ballet aérien de guitares entre le «Boss» et son assistant pour n'avoir à marquer quasi aucune pause entre chaque titre, le tout baigné dans des litres de sueur qui fonceront rapidement le gris de la chemise et le bleu du jeans.

«Is everybody alive out there?» Sûr! Jusqu'au bout, jusqu'au «Rocking All Over the World» final repris de John Fogerty.

Pour en savoir et en voir plus :
«Eindringlich, intim, explosiv» - BernerZeitung BT - Maria Künzli
«Seid ihr alle am Leben da draussen?» - Der Bund - Jean-Martin Büttner

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