L'un des côtés jouissifs d'Internet et des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc...), c'est qu'au gré de la lecture d'un article, d'un gazouillis (tweet) ou de la consultation d'un profil, en se laissant aller à zigzaguer, bifurquer ou à trifurquer - pour emprunter le verbe à Vladimir Nabokov - en cliquant sur les différents liens hypertextes attachés à la page consultée, l'on est jamais à l'abri d'une belle découverte.
C'est ce qui m'est arrivé il y a peu lorsque j'ai abouti sur la page Facebook des quelque 200 admirateurs du photographe français Grégory Herpe*. Un seul mot : « Waow ! » Si l'artiste est celui qui nous montre du doigt une parcelle du monde, Grégory Herpe valide cette affirmation du récent Prix Nobel de littérature J.M.G. Le Clézio. A elle seule, l'image vedette de la page de présentation de son travail sur Facebook donne raison à J.M.G. Le Clézio : Grégory Herpe est un artiste rare. Les cinq images présentées ci-dessous - l'artiste lui-même, Barbara, Arthur Rimbaud et deux photographies de plateau de long métrage - ne sont qu'une infime parcelle de l'immensité de son talent. Une visite s'impose :
- GREGORY HERPE FAN PAGE (Facebook [fr | eng])
- GREGORY HERPE ART PICTURES (Site Internet [fr | eng])
Contact pris avec Grégory Herpe, il m'a très aimablement permis** de reproduire ci-dessous la présentation de sa personne, de ses multiples activités artistiques et de son travail de photographe faite, tant sur sa page Facebook [fr | eng] que sur son site Internet [fr | eng].
Né le 25 février 1969 à Paris, Grégory Herpe est ce que l'on peut appeler un artiste multi-facettes.
Il écrit sa première pièce de théâtre, « Byron », à 17 ans, et en écrira une vingtaine, ainsi que des romans, nouvelles, poèmes et haïkus, publiés en France et au Canada.
En 1988, il entre dans la prestigieuse école Florent, où il apprend l'art dramatique et la mise en scène avec Francis Huster, Yves Le Moign', et Victor Haïm.
Sa promotion est riche en nouveaux talents, d'Edouard Baer à Jean-Paul Rouve, Jeanne Balibar, Eric Ruf, Christopher Thompson ou encore Thomas Le Douarec.
Interprétant au théâtre les rôles d'Hamlet, Henry V, ou encore Néron, il passe de Shakespeare à Racine, de Gogol à Goldoni, Claudel ou Musset, jouant et mettant en scène ses propres pièces en Europe, avec toujours la même passion.
Metteur en scène d'une vingtaine de pièces (Molière, Jean-Michel Ribes, Agatha Christie, Patrick Hamilton…), il réalise également quelques courts-métrages, ainsi que les scénographies de récitals classiques, et joue au cinéma sous la direction de Jean-Pierre Mocky ou André Téchiné.
Au même moment, il édite son premier roman, « Le vieux bouc », et devient journaliste pour NRJ (grâce à Samuel Zniber qui lui donne sa chance), puis Fun Radio et TV, réalisant de nombreuses interviews, pour la presse et la radio, et devient aussi concepteur d'émissions pour la télévision.
2006 est le début d'une nouvelle aventure créative avec la création de son concept photographique, et de nombreuses expositions, tout en renouant avec le cinéma comme assistant-réalisateur du cinéaste Jörg Tittel, sur le film franco-américain « Testudo » et aussi en tant que Directeur Artistique d'un studio de production cinématographique (Cat.Studios Prod.), d'un label audio (Cat.Studios Sound), et du Festival du Film Polonais de Perpignan.
En 2008, il devient photographe de plateau sur des longs métrages (« J'ai oublié de te dire », de Laurent Vinas-Raymond, avec Omar Sharif, Emile Dequenne, Anne Canovas...), et lance sa propre maison de production « The Royal Company of the Poupoupidou Production » avec Sylvain Philipon et Alexis Bret.
En 2009, il sera à l'affiche de deux films, en France et en Pologne, comme acteur et photographe de plateau, avec Victoria Abril et Valerie Mairesse.
* Merci à Laeticia de Talleyrand-Perigord, à l'origine de cette découverte
** Avec tous mes sincères remerciements réitérés à Grégory Herpe pour son autorisation à reproduire ici in extenso son texte de présentation.
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